Faire le ménage devant sa porte…
J’adore les personnes qui prônent la tolérance, la liberté d’expression et la non censure…
Le seul souci, c’est que ce sont, pour la plupart du temps, ceux qui censurent le plus…
Ils ont un blog ou/et site perso, mais avec les commentaires modérés s’il vous plait. On ne sait jamais, "des fois " que ce soit une critique ou un avis différent du leur…
Tout d'abord, un petit rappel de la définition de tolérance.
tolérance
(nom féminin)
Respect des opinions et des manières d'agir d'autrui. Indulgence. Fait de ne pas interdire ce qui pourrait l'être. Accepter les différences.
Dans notre monde BDSM, on voit de plus en plus de blogs voir le jour, et chacun y exposer sa vision du BDSM. C’est très bien tout ça… On s’expose, on s’exhibe en quelques sortes, et bien sur, comme nous sommes tous des êtres uniques, on vit, on ressent les choses différemment. Donc on s’expose inévitablement, aux critiques qui, parfois, sont constructives. Et puis, ça ouvre un débat… Cela s’appelle aussi de la communication…
Quand on se ferme à tout cela, en se disant : « c’est moi le plus fort, c’est moi qui suis dans le vrai, les autres ne sont que des cons s’ils ne pensent pas comme moi », ou est la tolérance, la communication, la liberté d’expression ?
Oui, ils sont dans leur droit.. Après tout, un blog est un peu le journal intime de chacun, et un site perso, comme son nom l’indique, c’est personnel …
Alors pourquoi aller crier ailleurs, dans d’autres lieux, blogs, forums : O scandale ! On censure… On verrouille ce qui dérange… si c’est pour le faire sur son propre site ou blog ?
Faut être cohérent avec soi même avant de l’être pour les autres…J’ai eu, j’ai reçu nombres de critiques dans ma vie, aussi bien réelle que virtuelle…
Tout d’abord, virtuelles, cela ne m’a jamais empêché de dormir… Mais cela pouvait m’ouvrir l’esprit de temps en temps… Oui je l’ai dit plus haut, les critiques peuvent être constructives…
J’en ai eu d’autres qui n’étaient que reprochent et insultes… Et alors ? Qu’est ce que cela peut faire ? Aurais je du les modérer, les effacer, les verrouiller ?
Non, parce que je suis loin d’être parfaite, et que l’on ne peut être aimé de tout le monde.
Si le but est d’être une star avec de nombreux fans, alors je déclare forfait… Je ne fais jamais de compétition… Et surtout, je prône la libre expression n’est ce pas ? Alors de quel droit devrais-je les effacer ?
Voilà c’était le coup de gueule du jour …
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Droit de réponse de Saburo (Dom de Elle_a_lui)
Monsieur ,
Tout d’abord, et comme introduction, très joli pseudo, pas creux du tout si on sait lire entre les lignes.
Ensuite viennent les observations qui fâchent. Je vous serais gré de bien vouloir respecter ma soumise. Secondement, il s’avère que la soumission ne se décrète pas, pas plus que le pouvoir de domination, et encore moins le fait d’y amener et d’y prendre plaisir. Ceci dit, on peut aussi avoir les cuisses ouvertes en permanence, dormir aux pieds de son « maître », prendre ses repas dans une gamelle à chien, faire le paillasson, le ménage, la vaisselle, tailler quelques « pipes » aux copains de passage, sans jamais n’y éprouver la moindre once de plaisir. On peut même, comble du masochisme, y éprouver de la répulsion, dans ce cas, la soumise en question se retrouve en position de masochisme pathologique, ce qui semble confortable pour certain. La soumise, pour qui vous écrivez avec tant de hargne que s’en est risible, vis sa soumission dans sa tète, ne vous déplaise, pour cela, elle fonctionne au doigt et à l’esprit, elle y trouve un plaisir infini, et je tire mon plaisir du sien.
C’est pourtant facile à comprendre, le plaisir n’est fait que de partages. Ce n’est rien d’autre qu’un désir pour atteindre un but commun. Rien d’autre n’a d’importance que le plaisir de l’autre, ce qui ne semble pas être votre cas, cher Monsieur.
Quand à la seconde soumise, c’est une véritable compagne de jeux, ne vous en déplaise.
Enfin et pour finir, parce que je garde mon énergie pour faire autre chose que d’écrire sur des post, je dirais que chaque dom a raison, chaque maître a raison s’il a été nommé « maître », pas autoproclamé. Pour le reste, je vais demander à ma soumise de ne plus vous répondre, vous n’en valez pas la peine.
J’aime à m’adresser à des personnes sensées et surtout qui jouent dans la cour des adultes et pas du faire paraître avec la carpette aux pieds, le pantalon de cuir noir, la cravache à la main et qui exige d’avoir une soumise sans intellect, qui demande tout, toujours, et tout le temps à propos de tout et de son contraire.
Le respect, Mossieur, c’est ce qui vous manque le plus, le votre et celui de votre double.
Saburo Dom de Elle_a_Lui
Ps : pour le fun, cherchez donc la signification de ce mot, puis, ensuite, cherchez donc la signification du mot dominant dans les débuts des jeux qui nous animent aujourd’hui. Enfin et pour sourire un peu, sachez que ce titre, je l’ai acquis à l’époque de Roissy SM, ce qui vous donne, environ, ma date d’antériorité dans le milieu. Pour information, à cette époque, l’ordinateur avec lequel vous envoyez ces « post » assassins, n’entrait pas dans votre salon. Il n’existait que des contacts réels.
Réflexions d'un dimanche après-midi
Me voilà en pleine réflexions cet après midi… Au hasard de mes promenades sur le net, je me suis attardée sur un blog d’un couple bdsm. J’ai lu, j’ai vu, et j’ai mis un commentaire sur deux sujets sur lesquels j’avais un avis. Il me semblait que les comm sur les blogs ou sites n’étaient pas juste là pour y mettre des compliments genre : oh quel joli blog… Mais bon, je me trompais… Il ne doit falloir que mettre des compliments et surtout jamais son avis sur le sujet exposé… Tout d’abord, je fus étonnée de voir que mes commentaires, le surlendemain, ne soient pas en ligne. J’en informais les propriétaires du blog en pensant qu’il s’agissait d’un bug ou d’un manque de temps… S’il y avait eu censure, j’en aurais franchement été étonnée… Bref, j’ai reçu une réponse, qui m’a d’abord fait rire, puis j’ai relu pour être sure de bien avoir tout compris. Ce monsieur s’est montré d’une goujaterie sans pareil… Vous avez la critique facile (et le compliment rare, sauf envers vous meme...) ... c'est somme toute une chose facile et simple a faire... Il continue avec : Je suis et vous le savez en désaccord avec votre maniere de voir une relation BDSM... mais il faut savoir parfois se moderer pour ne pas etre trop impulsisif... vous criez partout que nous sommes agressifs ... et vous venez mettre de l'huile sur le feu. Ben oui on n’a pas la meme vision , et alors ???? Qu’est ce que cela peut faire ? Cela voudrait dire qu’il ne faut discuter qu’avec ceux qui ont la meme vision que nous ? Quant à dire que je crie partout qu’ils sont agressifs, c’est faux, je ne l’ai dit qu’à un seul endroit… Vous ne connaisez rien de ce que nous vivons et faisons, de ce que nous "réalisons" concretement pour la cause générique qu'est la perception du BDSM par les autres et ce qui ne le connaissent pas. Alors là, je ne vois pas pourquoi cette phrase… Je n’ai jamais débattu sur ce sujet, et Ils ne savent pas non plus ce que je vis… Et c’est quoi la cause générique ? Que vous soyez en désaccord avec nos propos m'importe peu, mais vos jugement hatifs sur tout ce qui traine , commence a devenir plus que Pénible... et vous aurez une réponse argumentée et construite en tant voulu ( je ne suis pas votre disposition)... se qui changera de votre intransgigeance... surtout quand votre blog lui n'est pas accessible... Mes jugements , voilà ça revient, ils sont parano ou quoi ? Mon blog inaccessible ? mais bien sur !! et la marmotte ?? Après ce message personnel, je fus très étonnée de voir mes comm en ligne sur leur blog Mais pas sans y avoir rajouté ceci : Relisez donc ce texte, et vous comprendrez (cela doit être à votre portée) Non, tout le monde sait que je suis idiote, que je ne sais pas lire et que je ne comprends rien … que ce qui est décrié ici et non "juger" ce n'est pas le comportement type que doit avoir ou pas une soumise (qui est propre a chaque entité BDSM), mais une perte des valeurs et toutes les personnes qui considérent le BDSM comme un "jeu distractif de leurs soirees du samedi soir" . Et bien si ce n’est pas un jugement…. Je me fais none Ceci à deja ete dénoncé par bien d'autres de nous. Je vous invite a relire le chapitre RATTAGE du livre "le lien" ou les dénonciations identiques dans le livre de Salomé.... etc... Je m’en fiche des autres ! Je ne vis pas pour les autres… Ils font bien ce qu’ils veulent ! Et je fais ce que je veux Quand a vos leçons sur ce qu'est le BDSM?.... je pense que vous etes pas la mieux placé pour nous la donner... Alors là, étonnement. Je n’ai pas parlé une seule fois de leçons ni même de vision BDSM Et puis venant d’un monsieur qui prône sans cesse le non jugement et la tolérance… Je suis, d’après lui, prétentieuse, jugeant tout ce qui n’est pas ma propre vision, agressive… Ah ? Vous l’ignoriez ??? Cela vous étonne ? Et bien maintenant, vous voilà au courant… J’ai, pour être sûre justement, de ne pas paraitre trop agressive, ni intolérante, fait lire les comm que j’avais écrites sur le blog de ce couple, à une amie qui me connait bien, en réel, car mon nounours de dom me dit souvent que je suis trop … pète sec, pas diplomate pour deux sous. Après lecture, elle me dit que mes comm n’étaient pas agressifs. Est-ce que c’est parce que j’ai osé dire que pour la meilleure soumise s’était la sienne pour chaque Dom. ? C’est regrettable mais je ne reviendrais pas sur ce que j’ai dit et continuerais à le dire. Je continuerais à défendre mes opinions, qu’elles plaisent ou pas… Qu’on se le dise …
Un compteur à fessée ou la technologie au service des doms
Votre soumise ne sait pas compter? Vous en avez assez de compter vous même? Vous êtes fâché avec le calcul?
Voilà la solution
Le Spankometer
Et si ça marche pour la fessée, ça doit marcher aussi pour la cravache, ou autre fouet, martinet, puisque cela se met comme un brassard.
Bref, Mesdames et Messieurs les dominants, vous n'avez plus à vous creuser la tête pour savoir où vous en êtes.
"Rires "
Insomnie
Insomnie hier soir… J’allume donc la télé, c’est, en général, un somnifère pour moi…
France 2, Les Tabous. Le thème : le plaisir féminin.
Intéressant finalement.
Mais quelle ne fut pas ma surprise quand je vis qu’on arrivait au sado masochisme…
Chouette, me dis-je, pour une fois, on va avoir l’avis sur le plaisir du SM.
Quelle déception !
L’invité pour en parler : Catherine Robbe-Grillet.
Vous ne la connaissez pas ? Mais si voyons, mais peut être sous le nom de Jeanne de Berg…
Elle est venue pour faire la promo de son dernier livre : Le petit carnet perdu
On nous présente une dominatrice ex soumise de son écrivain de mari...
Sa définition de la soumission : Faire tout ce qu’on vous demande pour le plaisir du ou de la dominatrice…
Je peste toute seule devant mon petit écran ! Grrr
Pour Catherine Robbe-Grillet, il y a deux pôles dans le SM : L’humiliation et la douleur !
Oh bien sur, elle a dit que c’était surtout cérébral, mais ne s’est pas étendue…
Bref, elle n’a parlé que du coté dominatrice par la suite.
La fin de l’interview m’a fait bondir !
A la question de l’animatrice Karine Le Marchand : mais c’est dangereux non ? On peut tuer quelqu’un ?
La réponse de C. Robbe-Grillet : oui bien sur, et il y a même des demandes... Et de raconter qu’une fois, un homme soumis, critique littéraire bien connu, étant en fin de vie, lui avait demandé de mourir sous son fouet. Elle avait refusé. Ouf me direz vous, enfin un aspect positif, mais non mais non, attendez la fin ! Elle a refusé car cet homme avait « bavé » sur son mari écrivain (Alain Robbe Grillet) et n’a donc pas voulu lui donner, je cite : « ce plaisir » !
Et de rajouter : et puis je ne pouvais pas, je ne l’aimais pas, mais il est vrai que j’ai eu plusieurs demandes de ce genre…
Une anecdote : Elle adore les beaux décors, le théâtre, mettre en scène. Un soir, elle était avec un homme soumis, et de rajouter, noir, sur les quais de la seine, là où passent les bateaux mouches remplis de touristes…
Quand elle a vu les énormes anneaux sur le quai, ceux qui servent à attacher les bateaux, elle a eu l’idée d’y attacher son soumis (noir répète t elle). Au moment où un bateau mouche passait, éclairant de ses spots puissants, le quai, elle s’est saisie de son fouet et à frapper…
Oh quelle sensation exquise dit elle, j’étais comme au théâtre sous les feux de la rampe…
Mais a-t-elle pensé à ce moment là, que parmi ces touristes, venus pour voir Paris la nuit, il pouvait y avoir des familles, des enfants ? Quand l’animatrice lui a demandé, elle a répondu : tant pis pour eux !
Mais vous êtes ainsi dans la vie de tous les jours. ? Oh non dit elle, je suis tout le contraire, je suis une femme douce, sans aucune autorité. D’ailleurs, parmi le public, il y a une personne qui pourrait vous le dire.
Et voilà, on parle de son esclave sexuelle, qui est donc là et qu’il aurait été intéressant d’entendre. Et bien non, on reste sur la domina qui explique que cette esclave lui a signé un contrat à vie ! Elle est à son service !
Puis, on demande l’avis de Sophie Cadalen psychanalyste et de Catherine Solano, sexologue de la soirée. Bla blablabla…
Et on passe au sujet suivant… Ne me demandez pas lequel, j’ai fini par m’endormir.
Que de négatif me direz-vous ! Non, parce que on ose en parler et n’oublions pas le sujet du jour : le plaisir féminin ! Mais, nous n’avons eu que l’avis d’une dominatrice, comme d’habitude ! Cela voudrait il dire qu’il est bien vu d’être dom mais pas soumise ?
Pour finir, j’ai épluché le net, et les livres de C.Robbe-Grillet et je suis « tombée » sur « Jeune mariée. Journal 1957-1962
Et la critique de Baptiste Liger
« Si on lit un journal intime, c'est moins pour des raisons strictement littéraires que pour se rincer l'œil, croiser des noms connus ou trouver des jugements hâtifs. Mais la force des grands journaux est justement de transcender les vils instincts en vraie littérature. A ce titre, Jeune mariée. Journal 1957-1962 de Catherine Robbe-Grillet, l'épouse de l'auteur des Gommes, vaut tous les compliments, par-delà le probable scandale que l'histoire finira par oublier. La jeune mariée du titre forme avec son mari, plus âgé, un couple improbable et quasi incestueux. «Alain aime bien ce contraste: mon aspect de petite fille et mes instincts vicieux; car c'est vrai que je suis vicieuse.» Ce n'est pas le grand amour, au début: «Je n'aime pas Alain d'amour passionné, j'en suis incapable, mais le jeu auquel nous jouons [...] ne réclame de moi aucun amour.» Au long des six années évoquées dans le livre, la relation va évoluer, entre moments de pure passion («Je ne croyais pas aux mariages de raison qui deviennent des mariages d'amour. Je suis bien obligée d'y croire, maintenant») et désagrégation du couple («Alain n'était plus l'Homme»). Or «décrire l'amour, c'est ce qu'il y a de plus difficile à faire», surtout chez le pape pervers du nouveau roman. Près de dix ans avant la révolution sexuelle, le couple Robbe-Grillet est à l'avant-garde, et s'ouvre aux expériences sadiques. L'ex-ingénieur agronome initie ainsi sa fausse Lolita à la douleur, lui propose un contrat de prostitution ou l'offre à son éditeur, Jérôme Lindon - «Alain a relevé ma robe pour montrer à J. que je n'avais pas de slip. A. a pris la main de J. et l'a posée sur mon sexe. J., alors, s'est mis à m'embrasser avec fougue», ou, plus tard, «Jérôme en a profité pour s'approcher de mon fauteuil, s'accroupir à côté de moi et me raconter en plaisantant que cette petite réunion ne l'amusait guère, qu'il aurait préféré un autre genre de distraction. [...] Puis [...], je suis allée dans la chambre d'Alain. Jérôme m'y a immédiatement suivie. Il s'est assis à côté de moi, sur le lit d'Alain, et s'est mis à me caresser le cou. Et là, je me suis mal conduite.»
Alors, est ce moi qui ai mal pris les choses, parce que fatiguée ? Possible…
Tu seras un homme mon fils
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et, sans dire un seul mot te remettre à bâtir
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir.
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre.
Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter les sôts,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot.
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi.
Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, sans laisser ton rêve être ton maître
Penser, sans n'être qu'un penseur.
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant.
Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front.
Si tu peux conserver ton courage et ta tête,
Quand tous les autres la perdront.
Alors, les rois, les dieux, la chance et la victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les rois et la gloire,
Tu seras un homme, mon fils.
Rudyard Kipling
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